02 mai 2008
MAUVAISE TETE...
Non, vraiment, le petit chaperon rouge, je n'étais pas pour...
La démocratie a ses limites, finalement!
15 avril 2008
OLD BIKER THAN NEVER...
Un hommage pictural à nos amis motards...
03 avril 2008
A DORMIR DEBOUT...
Bill Willingham au scénario et Mark Buckingham, aidé par Bryan Talbot, Ian Médina, Linda Medley font mentir la formule consacrée selon laquelle « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».
Depuis que le royaumes des Fables est tombé aux mains d'un mystérieux "Adversaire",
les survivants ont trouvé refuge dans notre monde, se mêlant aux
humains pour ceux qui en avaient l’apparence ou se cantonnant à « la
Ferme » pour les non-anthropomorphes.
Bienvenue au royaume de Fables ! Arnaques, crises de couple, divorces
sordides, obsessions sexuelles, meurtres divers et en série ,
zoophilie, chantage, corruption politique, prostitution y ont pour
acteurs le Grand Méchant Loup, Blanche-Neige, les 3 petits cochons, le
Prince Charmant, la Belle et la Bête, Barbe Bleu, Pinocchio et tous les
être fabuleux qui ont illuminé notre enfance !
Les volumes 1 et 2 parus chez Semic nous présentaient l’enquête de
Bigby (Big B… ad Wulf) sur le supposé meurtre de Rose Rouge, sœur de
Blanche-Neige, et une révolution des plus inhumains des Fables menée
par Boucle d’Or au sein de « la Ferme ».
Panini prend la suite pour enfin nous livrer 8 chapitres en un seul
volume. Après une mise en bouche sur les talents d’arnaqueurs de Jack,
descendu de son haricot magique pour copuler avec une riche jeune fille
sudiste moribonde bientôt entourée de vaches, porc et poules zombies,
puis une savante mais scabreuse manipulation destinée à calmer les
ardeurs d’un journaliste trop curieux obsédé par les vampires, ce
troisième tome nous convie à une superbe histoire d’amour bucolique en
4 parties nous présentant les joies du camping sous leur meilleur jour,
tant que la rancune et un fusil à lunette ne s’en mêlent pas.
Difficile d’en dire plus sans vous gâcher le plaisir de la lecture. Le
décalage est de rigueur, et, entre humour noir et véritable histoire
d’amour forcément contrariée, les prestigieux protagonistes de cette
série et les sombres péripéties qu’ils doivent surmonter sur fond de
rivalité politique et de guerre de pouvoir sont des plus fascinants. Le
tandem Bigby et Blanche-Neige est un couple à la Bonnie and Clyde des
plus charismatiques et romantiques qu’il m’ait été donné de voir… le
loup qui est en moi ne peut que s’émouvoir de tant de tendresse animale
!
Les artistes associés à cette iconoclaste projet livrent, chacun dans
leur style, de superbes planches classiques et élégantes qui ne
répugnent cependant pas à faire couler l’hémoglobine, et renforcent
encore le plaisir d’explorer ces contes pour adultes à la rencontre
d’un peuple en exil en perte de repère. Notre triste monde a t’il
perverti ces êtres féeriques ou n’ont-ils été de tout temps que le
reflet édulcoré de nos perversions et mesquineries animales ? Cette
romance est en tout cas une once d’espoir dans un monde de brute.
31 mars 2008
WANTED : SENS DES VALEURS...
Dans les moments les plus aigus de ma mégalomanie, je ne dédaigne pas me frotter à des professionnels aguerris ou à Rob Liefield.
Voici donc le résultat de ma prétention de mars!
Je vous livre un aperçu de la page originale dont j'ai exécuté la réinterprétation graphique...
Heureusement, je n'ai pas été le seul à me pencher sur ce sujet! Il y avait aussi de vrais dessinateurs avec un vrai talent!
Régalez-vous!
Buzz Comics...
18 mars 2008
MAUVAIS POIL…
Un Space Soap
Opéra sur fond de pluie bizarre mais optionnelle…
-« Ta femelle, c’est du Bantha poudou ! ».
Palpatruc se dressa de toute sa
hauteur et donna un violent coup de tête entre les secondes et troisièmes
pattes de l’importun Sorzaki. L’absence totale de réaction de celui-ci lui fit
se souvenir que ses gonades étaient bien cachées sous l’amas de colliers d’or
qu’il portait sous sa deuxième mâchoire. L’Ewok ne dut son salut qu’à
l’allergie à la fourrure du Sorzaki qui s’éloigna sur un dernier «casse-toi pauvre con !» méprisant.
Adossé
au bar de ce glauque estaminet de Mos Eisley, Palpatruc sentit monter le
désespoir et sa gorge se serrer, à moins que ce ne fut une boule de poil.
Personne ne pourrait donc lui donner la moindre piste dans sa quête de
l’absente ? La cérémonie nuptiale approchait, Palpatruc s’éloignait parsec
après parsec des forêts d’Endor, et la désapprobation du Conseil des anciens
pouvait le condamner au bannissement à vie ! Leur faire bénir ce que d’aucuns
qualifieraient d’alliance contre-nature n’avait déjà pas été chose facile. Non,
il ne devait pas renoncer à retrouver la géante imberbe qui avait su conquérir
son cœur droit !
KRRRTTT'SS choisit ce moment pour faire son entrée dans le débit de boisson avec la ferme intention de dilapider consciencieusement les crédits galactiques durement acquis en balayant les ponts et coursives du "Gris Perle" dans les soutes duquel Palpatruc avait fait le voyage au hasard d’une étape du vaisseau marchand. De toute l’équipe d’entretien, KRRRTTT'SS était le seul à ne pas avoir pris en grippe l’innocent Palpatruc en pleine période de mue, ses poumons de 300 litres étant peu enclin à l’asthme. Il remarqua immédiatement l’air renfrogné de l’Ewok. Interrogé du regard, Palpatruc se décida à faire l’effort de s’adresser au Dénébien en mettant en application les rares leçons de M.Guing, professeur de phonétique intergalactique croisé sur Alderande mais si souvent absent que dévorer son cerveau aurait été pour certains le seul moyen d’en tirer un bénéfice quelconque. Le défilé de pintes de Demobar se fit au rythme du bruit de roulette dentaire de la langue des Dénébiens. Palpatruc réussit un moment à rester cohérent pour narrer dans le détail les péripéties de sa rencontre avec l’élue de son cœur au détour d’un fracassage en série de crânes d’Imperial Troopers.
Il se rappelait combien un bon grattage de nuque avait dissipé la crainte mêlée de curiosité de se trouver devant ce qui ressemblait à une femelle démesurée mais anorexique qui aurait perdu son pelage. Il fut cependant vite convaincu d’avoir rencontré une experte en matière de zones érogènes, suffisamment familière du peuple Ewok pour savoir que la nature, dans son infinie sagesse, les avait doté de gènes dominant assez forts pour compenser l’absence de femelles au sein de leur race. Sa nouvelle et tendre promise était même la cible de tant de dévotion de la part de son entourage et de ses alliés que sa nature princière ne faisait pas le moindre doute !
L’enthousiasme de Palpatruc au fur et à mesure qu’il dressait le portrait de sa belle n’empêchait pas KRRRTTT'SS d’établir un curieux parallèle avec une aristocrate roulure qui fricotait sans vergogne et indistinctement avec les contrebandiers, les Wookies et même, selon la légende, avec son propre frère ! Son goût de la luxure avait même poussé celle-ci dans les bras de PPJVVVZZZ'JJ, le frère de KRRRTTT'SS ! Cette liaison contre-nature avait coûté son mariage à son frère… Soucieux de ne pas froisser le jeune Ewok esseulé et armé, KRRRTTT'SS lui donna succinctement les coordonnées de son ex-belle-sœur, n’ayant pas celles de son frère mystérieusement disparu de la circulation.
Palpatruc n’était plus qu’à 500 mètres de Kioskajuli où résidait Mme Casimuir quand une rafale de blaster désintégra la corne droite de son crâne d’ornement préféré. Il couina quelques mots aussi pacifiques qu’inutiles en direction du bazar en tentant de garder le contrôle du freinage du Speeder. Descendu du véhicule avec la grâce d’une valise à l’astroport de Roua-si, il dodelina prudemment jusqu’à une tache orange qui se mouvait mollement à l’entrée de la boutique entre deux caisses de Moukraines à la glaviouse. Les effluves de gloubiboulga séché expliquèrent finalement l’avachissement de cette humanoïde orange dans un état second qui bavait lamentablement sur son blaster. En pleine possession de ses moyens, le crane touché aurait pu ne pas être celui d’ornement ! Mme Casimuir ouvrit péniblement un œil, presque contente de ne pas avoir affaire à un de la douzaine de jedi trépassés qui la hantaient quotidiennement et dont les conversations absconses n’étaient tenues à distance que par les limbes du gloubiboulga en excès. Trop enchantée de mettre sur les traces de l’adultère et malhonnête PPJVVVZZZ'JJ une boule de poil remontée et armée d’une hache et de dents aiguisés, elle ne tarda pas à dévoiler à Palpatruc les coordonnées spatiales du nid d’amour en orbite que l’infidèle s’était choisi pour roucouler à l’envie avec sa nouvelle conquête.
Avec la complicité de KRRRTTT'SS, Palapatruc se fit
déposer par le « Gris Perle » à l’entrée du sas du Space Loft loué
par PPJVVVZZZ'JJ sous un faux nom. Le cœur
battant, l’intuition de toucher au but chevillée au corps, Palpatruc traversa
les coursives en courant et s’immobilisa interdit au seuil de la salle centrale
qui résonnait d’une mélodie lascive sur laquelle se déhanchait sa princesse
simplement vêtue d’un Bikini de cuivre sculpté sous le regard concupiscent
d’un Dénébien en peignoir de soie rouge ! «Plus je connais les hommes,
plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma
chienne » pensa Palpatruc ! Les regards du Dénébien et de Leia se
tournèrent soudain vers lui. Bien loin de se sentir génée et sans la moindre
culpabilité dans le regard, Leia se jeta avec envie sur le velu visiteur
interloqué de sentir les mains de la demoiselle s’enfoncer avec gourmandise
dans sa fourrure épaisse. Elle susurrait une étrange mélopée dont il ne saisit
que quelques mots disant que « Moi à mon bisounours, je lui fait des
bisous !…. ». La surprise fut à son comble quand la métamorphe
redevint une petite fille de 9 ans qui semblait capable d’une étonnante
maturité. Comprenant la méprise mais guère enclin à parcourir plus longtemps la
galaxie en quête d’une improbable princesse rebelle, Palpatruc
se dit finalement que les transformations de Momo pourrait peut être donner le
change aux anciens si elle acceptait la cérémonie de la pluie fertile avec les
7 mâles dominants de la tribu…
04 mars 2008
DANS LES YEUX DE MAMAIRE...
Ce mois, jamais cette rubrique "The gribouilli" n'avait aussi bien mérité son nom... mais bon, faut pas gaspiller, alors!
Emma Frost, the White Queen, directrice d'école, bad girl repentie ne m'inspirait pas plus que ça, mais un défi est un défi.
Je pense avoir saisie l'essence même de sa personnalité dans ce médiocre dessin...
15 février 2008
BLING BLING...
La moiteur de la forêt Guyanaise avait déjà embrumé le cadran de sa Rolex.
Enjambant à grand peine les racines des fromagers qui affleuraient sur le sol
mousu, il marmonnait depuis des heures son irritation sur le temps perdu à
arpenter ces contrées hostiles. S’il atteignait l'Oyapock, la frontière entre
la Guyane et le Brésil, il trouverait un refuge amical dans la grande tradition
de l’exil brésilien en vogue en Europe depuis les années 40.
Lutte contre la pollution, classement en parc naturel protégé, modification du code
de procédure pénale contre l'orpaillage clandestin… « mon
cul ! », pensait-il… il allait « leur envoyer les commandos et
le GIGN dans la gueule, à ces bouseux défoncés aux rhum ! ». Le peu
de contrôle qu’il exerçait sur ses nerfs était tout entier tourné vers la
chaleur supplémentaire que produisait son irritation et, nonobstant les
attaques répétées des moustiques, il se serait bien débarrassé du veston et de
la cravate que sa jeune épouse avait choisi avec soin. Comment pouvait-il se
retrouver seul et perdu dans ce paradis de la malaria quand il ne devait que
superviser pour TF1 le déploiement de l’opération « Harpie » contre
les voleurs d'or? Les orpailleurs lui faisaient de l’ombre. S’attaquer à l’or
local, c’était s’attaquer au pays, et le pays, c’était lui ! Le pillage
n’était pas dans ses habitudes, du moins pas à la place du pigeon…
Le Super-Frelon s’était écrasé peu de temps après son décollage de la piste de
Camopi, un village amérindien frontalier du Brésil. Nicolas commençait tout
juste à respirer au fur et à mesure qu’il s’envolait loin des plumes qui
couronnaient les autorités locales. Ils avait survécu à la traversée en pirogue
de la rivière, Camopi elle aussi, à la promiscuité pittoresque d’individus sommairement
vêtus de pagnes rouges et chaussés de baskets bon marché qui n’avait pas joggé
depuis des lustres. Le poulet boucané n’avait que faiblement perturbé son
intestin aguerri aux sushi et œufs de poissons les plus divers et la chaleur
étouffante alliée à l'humidité ambiante n’avait fait que lui rappeler les
hammams et saunas des villas californiennes, les relents de moisi et de fumier
en moins. Il lui tardait déjà de retrouver le confort et la sécurité familière
du yacht amicalement prêté qui mouillait au large de la côte guyanaise.
« Ca, c’est palace ! » se réjouissait-il… c’était sans compter
les caprices du petit personnel ! Il se crut d’abord pris dans un trou
d’air lorsqu’il entendit dans son casque le pilote hurler entre deux sanglots
« Carla !!!!! Pourquoi tu m’as quitté ?!!! », avant de
plonger l’appareil vers l’enfer vert !
En s’extrayant de la carcasse de l’hélicoptère, il savourait déjà la tête du
Directeur des Renseignements Généraux qui pouvait d’ors et déjà numéroter ses
abatis ! Confier les commandes de l’hélicoptère présidentiel à un ex
quelconque de la première Dame n’étais certes pas un signe de compétence, même si en tenir la liste à jour pouvait
relever de la gageure quelque soit le zèle que pouvait y mettre le service en
charge du dossier. « Ah, ces fonctionnaires ! Ca n’arrivait pas avec
le S.A.C de Charles… le privé, il n’y a que ça de vrai ! ».
La mélodie saccadée de Famas le tira de sa rêverie réconfortante. Des Uzis
reprenaient le refrain. Les chœurs se rapprochaient pour des variations en
rapport à l’hallali. Les commandos furtifs ne l’étaient plus et les orpailleurs
étaient sur les dents jusqu’auxquelles ils étaient armés. Avec l’arc et les
flèches amérindiennes offertes par le chef du village, Nicolas se sentit
soudain plus nu qu’avec un pagne baillant au vent. Déshydraté, cuit par le
soleil et paralysé par la peur, il cherchait à qui faire payer l’outrage de se
retrouver tout nu et tout bronzé par 40° C alors qu’il avait cassé ses
Ray-Ban ! Aucun ami dictateur de l’Est ou du Sud pour lui porter
assistance, pas l’ombre d’un héros hollywoodo-scientologue pour mener à bien
cette impossible mission : la Cité des 4.000 commençait à lui manquer. Il
allait devoir défendre chèrement sa peau, peut être même au prix de sa Rolex,
de sa chevalière et de sa chaînette en or.
Une rafale coupa en brosse la haie de lianes au dessus de sa tête. Il
n’eut pas le temps de se jeter au sol de son plein gré, trop vite plaqué sur la
mousse par 2 individus de type peu blanc sentant fort la sueur ancienne. Son
accoutrement étonna suffisamment longtemps le troisième larron qui le mettait
en joue pour que Nicolas eut la présence d’esprit de lui proposer :
« Gagner plus, ça vous dirait ? ».
03 février 2008
LE PARADIS DU GUERRIER...
Au détour d'une honnête transaction, un de mes acheteurs de comics s'est révélé être un jeune dessinateur talentueux répondant au doux sobriquet de Valhalla Warrior. Celui-ci a profité qu'il m'envoyait le paiement de quelques ouvrages que je lui cédait pour gracieusement y joindre un dessin dédicacé de sa main habile. Vous pouvez découvrir quelques échantillons de son talent sur son blog :
31 janvier 2008
SIC TRANSIT GLORIA MUNDI...
Pour ce mois de janvier, le thème de l'"Interdiction de fumer" s'imposait! En y ajoutant un personnage connu et un unviers magique, voilà ce que ça pouvait donner, même avec une inspiration en berne... bon, forcément, c'est mieux de savoir que Lockheed est un dragon de 50 cm de hauteur au garrot et bien connu des lecteur de comics Marvel!
**********************
La taverne résonnait du fracas des pintes entrechoquées qui célébraient la victoire. La loi entrée en vigueur plusieurs semaines auparavant venait de voir appréhendé son dernier opposant. Une traque savamment orchestrée avait finalement mis au ban de la société le héros d’autrefois désormais exhibé aux portes qui lui étaient interdites.
Venu de contrées lointaines et
exotiques inconnues de la plupart, il avait été l’allié des soldats durant les
dernières batailles, compagnons des nuits de terreur quand le jour à venir
pouvait être le dernier. Sa seule présence galvanisait les troupes, chassait la
fatigue et dissolvait la peur de la mort. Sous son influence, la bravoure et
l’audace des guerriers étaient sans pareil au point de susciter l’envie des
ennemis les plus acharnés, à leur tour terrorisés dès que montaient aux cieux
la moindre fumée s’échappant des campements. Les contrées libérées l’avait
accueilli avec enthousiasme, séduit par la désinvolte assurance qui se
dégageait de sa fréquentation. Les érudits en avaient fait leur muse et nulle
nuit n’étaient assez longues pour que les vers et préceptes qu’il leur
inspirait succombent aux assauts du sommeil. L’argent s’amassait et les rangs
des fidèles ne cessaient de se gonfler de fanatiques prêt à tout pour garder
ses faveurs. On s’était arraché les miettes de son aura, et côtoyer ce symbole
de la réussite se monnayait suffisamment cher pour faire la fortune de son
entourage… et susciter les jalousies.
Son pouvoir devint un écran de fumée derrière lequel se cachait les
lâchetés et la dépendance. Nulle victoire ne devenait possible sans lui et le
besoin systématique d’en appeler à ses services fit au fil des mois du
libérateur un esclavagiste malgré lui. Les volutes autrefois admirées sentirent
soudain le souffre. Ses anciens amis l’accusaient des pires maux. On lui
reprochait les morts volontaires aussi bien que les virilités en berne, les
fertilités compromises comme les gouvernements à bout de souffle. Le culte de
la liberté individuelle exigeait un sacrifice sur l’autel du « Mens sana
in corpore sano ». Ce symbole de la liberté que les femmes s’étaient
accaparé avec gourmandise pour marquer leur émancipation se vit bientôt isolé,
banni et finalement couvert de chaînes : il préféra s’écraser dans le
sable plutôt que d’abandonner aux grossiers appétits de soudards assermentés
les cheveux et la peau de Kate contre lesquels il aimait à se lover.
Mieux valait
régner sur le siècle qu’assurer un millénaire de paix. Fort de cette
conviction, les sorciers avaient pris l’ascendant sur les magiciens au sein du
Grand Conseil. Plus rapide, plus facile, plus séduisant était le chemin de la
magie noire. Qu’importait qu’y soit dévorée leur âme. Il convenait cependant de
s’assurer de la mise à l’écart des icônes du peuple. Les magiciens avait été privés de leurs vagabondages à
travers les brumes du plan astral et toute source de fumée magique
prohibée au sein des royaumes. Les sorciers se réservèrent le privilège
exclusif des errances mystiques par combustion de plantes et des rites
cabalistiques embrumés, condamnant les magiciens à une longue et insipide vie
de mortels communs, les shamans au pilori, et les Bamfs aux explosives mines de
charbons.
La terreur des
Broods tremblait de rage. Lockheed enfonça un peu plus ses griffes dans le bois
de l’infamant perchoir auquel il était attaché, trophée humilié et bâillonné.
Fulminant contre ses ingrats geôliers, il s’agitait maintenant furieusement tel
un forcené, la gorge brûlée par sa flamme prisonnière. Soudain, ses ailes se
trouvèrent libérées ! L’espoir de retrouver Kitty et leur dimension
d’origine revivait !
Cette superbe illustration est de Laurent Sieurac dont vous pouvez retrouver les Œuvres aux éditions Soleil!
30 janvier 2008
UN BON SIDEKICK EST UN SIDEKICK MORT...
Toujours dans la série des défis à relever avec plus ou moins d'inspiration... ce mois-ci : Harley Quinn!









