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Sic transit gloria mundi

31 janvier 2008

SIC TRANSIT GLORIA MUNDI...

Pour ce mois de janvier, le thème de l'"Interdiction de fumer" s'imposait! En y ajoutant un personnage connu et un unviers magique, voilà ce que ça pouvait donner, même avec une inspiration en berne... bon, forcément, c'est mieux de savoir que Lockheed est un dragon de 50 cm de hauteur au garrot et bien connu des lecteur de comics Marvel!

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La taverne résonnait du fracas des pintes entrechoquées qui célébraient la victoire. La loi entrée en vigueur plusieurs semaines auparavant venait de voir appréhendé son dernier opposant. Une traque savamment orchestrée avait finalement mis au ban de la société le héros d’autrefois désormais exhibé aux portes qui lui étaient interdites.

Venu de contrées lointaines et exotiques inconnues de la plupart, il avait été l’allié des soldats durant les dernières batailles, compagnons des nuits de terreur quand le jour à venir pouvait être le dernier. Sa seule présence galvanisait les troupes, chassait la fatigue et dissolvait la peur de la mort. Sous son influence, la bravoure et l’audace des guerriers étaient sans pareil au point de susciter l’envie des ennemis les plus acharnés, à leur tour terrorisés dès que montaient aux cieux la moindre fumée s’échappant des campements. Les contrées libérées l’avait accueilli avec enthousiasme, séduit par la désinvolte assurance qui se dégageait de sa fréquentation. Les érudits en avaient fait leur muse et nulle nuit n’étaient assez longues pour que les vers et préceptes qu’il leur inspirait succombent aux assauts du sommeil. L’argent s’amassait et les rangs des fidèles ne cessaient de se gonfler de fanatiques prêt à tout pour garder ses faveurs. On s’était arraché les miettes de son aura, et côtoyer ce symbole de la réussite se monnayait suffisamment cher pour faire la fortune de son entourage… et susciter les jalousies.

Son pouvoir devint un écran de fumée derrière lequel se cachait les lâchetés et la dépendance. Nulle victoire ne devenait possible sans lui et le besoin systématique d’en appeler à ses services fit au fil des mois du libérateur un esclavagiste malgré lui. Les volutes autrefois admirées sentirent soudain le souffre. Ses anciens amis l’accusaient des pires maux. On lui reprochait les morts volontaires aussi bien que les virilités en berne, les fertilités compromises comme les gouvernements à bout de souffle. Le culte de la liberté individuelle exigeait un sacrifice sur l’autel du « Mens sana in corpore sano ». Ce symbole de la liberté que les femmes s’étaient accaparé avec gourmandise pour marquer leur émancipation se vit bientôt isolé, banni et finalement couvert de chaînes : il préféra s’écraser dans le sable plutôt que d’abandonner aux grossiers appétits de soudards assermentés les cheveux et la peau de Kate contre lesquels il aimait à se lover.

Mieux valait régner sur le siècle qu’assurer un millénaire de paix. Fort de cette conviction, les sorciers avaient pris l’ascendant sur les magiciens au sein du Grand Conseil. Plus rapide, plus facile, plus séduisant était le chemin de la magie noire. Qu’importait qu’y soit dévorée leur âme. Il convenait cependant de s’assurer de la mise à l’écart des icônes du peuple. Les magiciens avait été privés de leurs vagabondages à travers les brumes du plan astral et toute source de fumée magique prohibée au sein des royaumes. Les sorciers se réservèrent le privilège exclusif des errances mystiques par combustion de plantes et des rites cabalistiques embrumés, condamnant les magiciens à une longue et insipide vie de mortels communs, les shamans au pilori, et les Bamfs aux explosives mines de charbons.

La terreur des Broods tremblait de rage. Lockheed enfonça un peu plus ses griffes dans le bois de l’infamant perchoir auquel il était attaché, trophée humilié et bâillonné. Fulminant contre ses ingrats geôliers, il s’agitait maintenant furieusement tel un forcené, la gorge brûlée par sa flamme prisonnière. Soudain, ses ailes se trouvèrent libérées ! L’espoir de retrouver Kitty et leur dimension d’origine revivait !

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Cette superbe illustration est de Laurent Sieurac dont vous pouvez retrouver les Œuvres aux éditions Soleil!

 

Posté par halnawulf à 22:05 - The prose - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

AH ben voilà

Tu m'as foutu le bourdon ; je vais m'en griller une tiens !

Posté par anachronick, 07 février 2008 à 21:48

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