HALNAWULF : LE BLOG...

Sic transit gloria mundi

23 juillet 2008

INTERDIT AU - DE 18 ANS...

Il fallait bien que ce genre de contraintes m'arrive. Au pied du mur pour écrire un récit érotique!

Ne lisez pas les lignes qui suivent si vous avez la moindre raison d'être choqués!

PERSONNAL WAR...


Elle ignorait combien de temps elle résisterait encore aux coups de butoir qui se répercutaient à travers tout son corps. Elle sentit ses genoux fléchir. A ses pieds, Ben gisait inconscient au milieu de ce qui devaient être les briques du hangar nouvellement en ruine. Elle s’efforçait aussi de faire abstraction de l’épais nuage de vapeur qui enveloppait le port de New York au large duquel s’était violemment écrasé Johnny. Elle priait silencieusement pour que Reed reviennent vite de son labo avec le moyen de mettre fin à la folie de Namor, mais elle ne put s’empêcher de penser à ces derniers mois durant lesquels son mari s’était hélas montré meilleur guerrier que pacifiste. En elle s’immisçait le doute et Le Prince des Mers le sentit. Entre 2 coups de poings sur le champ de force aussi invisible que celle qui l’avait dressé, il poursuivit sa litanie.   

- « Victor avait raison, ne le comprends tu pas, Sue ? Pourquoi résister à la justesse de ma cause ? Les traîtrises successives de Richards ne sont t’elles pas ainsi révélées au grand jour ? Qu’attend tu de l’homme qui osa plonger ton enfant dans le coma, emprisonner ses alliés et mettre à mal votre si précieuse démocratie dans laquelle vous érigez au rang de liberté vos caprices individualistes d’enfants gâtés et irresponsables?». 

Elle avait jusqu’ici réussi à dissimuler ce que son uniforme déchiré dévoilait outrageusement. Elle ne pût plus longtemps se soustraire à la vue de Namor et lui apparut en rougissant. A sa grande surprise et au milieu de son trouble, elle sentit soudain les coups pleuvoir plus doucement et croisa le regard soudain indécis de celui qu’elle avait si souvent encouragé à taire ses sentiments.

- « Ta… ta volonté n’est plus que lambeau, comme l’est l’uniforme honni de mon ennemi juré! Porteras tu plus longtemps ces couleurs marquées par l’infamie ? Le lâche ne se cache t’il pas derrière tes charmes, persuadé qu’une fois encore, ils auront raison de mon légitime courroux ? ».

Le champ de force céda soudain ! Désarmée, fragile, Sue se redressa dans un ultime effort, faisant face, digne et souveraine, à la colère mêlée de trouble de l’Atlante. Elle plongea ses yeux bleus qui avait pris les reflets de l’acier dans le regard de Namor.

- « Suis-je donc une traîtresse manipulatrice, moi qui ai refusé ton royaume et les fastes d’Atlantis, repoussé un Prince si puissant, renoncé à la caresse des courants marins à tes côtés ? N’aurais-je pas eu la partie facile que d’utiliser ton amour pour me jouer de toi et te livrer à la vengeance de tes ennemis ? Si vraiment tu me juges ainsi, frappe-moi ! Ma vie, ma pudeur et mon honneur sont à la merci de la colère qui t’habite».

Namor s’approcha les poings serrés. Son esprit déchiré sembla frémir ainsi que son échine. Devant lui s’offraient les courbes tant convoitées aux creux de ses rêveries fiévreuses mais trop de rage affleurait encore en surface de son âme. Il leva brutalement le poing qui ne put se rabattre et resta tendu vers les cieux ! Namor hurla son défi aux complots et à la confusion semée par Doom en son esprit torturé ! Il attrapa Sue Storm Richards par le col de sa combinaison en lambeau entre désarroi et colère. Le tissu de molécules instables finit de céder et les seins blancs et généreux de la femme tant convoitée s’offrirent à ses yeux.

Un éclair passa dans le regard du souverain d’Atlantis qui changea, passant de la rage au désir, du désir au désespoir d’avoir engendré tant de violence. Ses mains glissèrent sur les épaules nues de Sue. Les jambes de Namor se dérobèrent sous le poids de la culpabilité et de l’humiliation d’avoir été le jouet de Doom. Sue sentit le souffle chaud de Namor passer sur ses seins nus, sur son ventre, les mains de l’Atlante finissant d’attirer au sol les reliquats de son uniforme bleu. Elle sentit le front fiévreux de Namor se poser à l’orée des boucles blondes de son bas-ventre. Leurs respirations s’accélérèrent de concert. Le monarque éconduit abdiquait tout orgueil à genoux devant son adversaire victorieuse, reconnaissant des torts et se montrant plus humain que ne l’avait été depuis longtemps son génial époux maintenant si lointain et finalement si étranger. Après un bref instant d’hésitation, Sue posa ses mains sur la tête de Namor, attirant son visage plus prêt de son corps nu au milieu de la fumée du combat et des décombres du dock déserté et enfin silencieux.

Les mains du monarque se posèrent sur ses hanches alors qu’il embrassait doucement l’intérieur  de ses cuisses, retardant le moment de poser sa bouche au cœur de celles-ci. Les mains de son amante le pressèrent encore et il glissa sa langue à la lisière de son sexe, faisant venir les premiers frémissements et s’attardant jusqu’à faire naître la moiteur propice à leur union. Sa main couvrit le pubis doré et Namor se redressa, ayant délaissé le maillot d’écailles qui constituait son seul vêtement. Son autre main se posa sur la taille fine de la jeune femme et attira son corps athlétique vers lui. Son autre main précisait sa caresse. Ils s’embrassèrent enfin, d’abord hésitant puis avec empressement, leurs lèvres s’emprisonnant, puis se caressant de leurs langues affamées. C’était elle maintenant qui entouraient de ses bras le corps fuselé de son amant, pressant ses seins fermes et moelleux contre lui. Elle léchait son torse salé, glissa ses mains sur ses fesses de granit, sentant battre contre elle le sexe dressé du monarque des 7 mers. L’impatient appendice cherchait déjà sa route avec fort peu d’hésitation, et cette intime exploration lui donnait le vertige. Les mains de Namor qui pétrissaient délicieusement ses fesses ne lui permettaient pas de se dérober.

Elle se laissa glisser au sol et gratifia le vit triomphant du contact de ses lèvres charnues. S’attardant sur sa base, s’aventurant sur ses côtés tandis que ses doigts le tenait délicatement à sa merci, elle lui offrit enfin le chaleureux abri de sa bouche qui alla et vint jusqu’à sentir le battement de ses veines sur le point de demander grâce. Namor, le souffle court, s’agenouilla face à elle. Prenant appui sur ses mains, Sue entoura la taille de l’Atlante de ses jambes et se posa langoureusement sur ses cuisses, engloutissant au creux de son ventre le sceptre de chair du monarque conquis. Le gémissement de satisfaction de Namor trouva l‘écho de ceux  de Sue qui donnait maintenant le rythme de leur étreinte. L’Atlante infléchissait à loisir le mouvement de sa maîtresse par la fermeté de ses mains puissantes sur la taille ondulante de celle-ci. Ils perdirent peu à peu le contrôle et la conscience de l’extérieur pour ne plus entendre que les cris de l’autre. Cette communion charnelle si longtemps combattue et reniée les consuma en une explosion de cris, d’ongles acérés, de morsures esquissées, de cœurs au bord de l’arrêt et de corps convulsifs. Les amants entrelacés et pantelants entendirent à peine le souffle savamment étouffé d’un véhicule atterrissant verticalement au bout du champs de bataille.   

To be continued...

Posté par halnawulf à 21:31 - The prose - Commentaires [0] - Permalien [#]

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