12 octobre 2009
LES PIEDS SUR TERRE...
En cette rentrée de septembre, le thème du défi quasi-mensuel de Buzz s'est porté sur.. LE RETOUR. L'idée était là, mais l'exécution fut pénible et inachevée.
Jugez vous même.
Les pieds sur Terre…
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Christian reprit péniblement
conscience dans le souffle du vent du désert, enlacé par le squelette
rutilant du Dr Kaos. Il s’en dégagea, réprimant un frisson de dégout.
Encore groggy, il tendit le bras vers le ciel et d’un saut voulut
prendre son envol… mais chuta lourdement sur le squelette qui se
disloqua. Le souffle coupé, interloqué, il se rendit finalement compte
du désagréable picotement du sable sur sa peau qui ne sentait
normalement pas l’impact des balles!
Une angoisse sourde
tenta de s’emparer de lui mais fut chassée d’un virtuel revers de la
main. Le combat avait été âpre, et même le dépositaire des pouvoirs des
5 gemmes pouvait avoir été brièvement affecté par les dispositifs
interlopes de Kaos. Il fit quelques pas pour reprendre ses esprits et
sentit dans sa cheville la cruelle morsure d’un poignard atomique*! Il
sursauta, prêt à se battre, cherchant l’adversaire, mais ne vit rien
alors que son sursaut sembla provoquer une morsure semblable!
Il lui fallait prendre de la hauteur mais il ne put que lourdement
chuter sur une cheville décidément endolorie, pour ce que le concept
pouvait évoquer à Power-Mass. La panique gagna du terrain et
l’affolement fut à son comble quand ses intestins se nouèrent et qu’une
étrange sécrétion coula sur son front malgré l’ardente chaleur dont il
constata finalement les effets*!
Sa gorge se serra en proie à ce qu’il pourrait qualifier de
sécheresse et il entendit d’étranges percussions s’accélérer, qui
semblaient venir de l’intérieur de son corps. Christian se sentit de
plus en plus démuni et de moins en moins Power-Mass! Les orbites vides
de Kaos le fixaient et son crâne souriait de toutes ses dents. Malgré
la douleur, Christian se mit à courir vers la dune qui n’était qu’à
quelques kilomètres … un vertige le prit en constatant l’interminable
délai qu’il lui fallut pour parcourir 50 mètres. Il se trouvait
ridicule et maladroit, son corps lui pesait et, pire que tout,
commençait à sentir mauvais*! Un indéfinissable malaise travaillait son
rectum et une pression désagréable encombrait ce qu’il apprendrait à
reconnaitre comme sa vessie. Enfin, son ventre émit un gargouillement
en même temps qu’il ressentait une impression de vide… jamais la
douleur des combats et l’impact des poings des Titans des Nébuleuses ne
l’avaient mis autant à mal. Un autre liquide s’échappa de ses yeux
alors que sa gorge se serrait. Il se sentait… impuissant. Terrorisé.
Il fit quelques pas machinaux en trainant les pieds sur le sable,
sans but ni réelle volonté. Il se débarrassa de sa cape dorée qui le
collait affreusement et poursuivit hébété son pénible chemin, tentant
d’éviter que ne coule de nez un énième fluide inconnu.
Christian reprit conscience à
son grand désespoir. Entre ses paupières entrouvertes, il vit un
plafond maronnasse et des murs gris défraichis. L'odeur aigre était à
l'unisson. Elle ne venait pas que de la chambre mais aussi de son
occupant. Celui-ci tenta un premier mouvement qui s'interrompit sous la
brulure et le craquellement de sa peau.
" Ben mon gars, faut pas trainer dans le désert en tenue de cabaret! Tas eu de la chance que j'passe par là..."
Un vieux Cow-Boy venait d'ouvrir la porte, portant un sac de chez O'flash dégoulinant de gras de Burger.
"Je t'ai pris de quoi te retaper un peu... et aussi des fringues plus
viriles... enfin plus discrètes. Enfin, moi, je juge pas, hein?...
heu... ."
